Quelques explications…

Que s’est-il passé pendant ces deux longues années (2015-2017) ?

Beaucoup de conférences, beaucoup d’articles, la rédaction d’un gros livre (L’Entraide, l’autre loi de la jungle, en gestation depuis plus de 10 ans et dont la rédaction bien a pris 18 mois), encore un déménagement, encore un chantier, un rôle de papa présent, des tentatives trop rares de reconnexion avec le vivant, et le tissage de beaucoup de beaux projets à venir… Tout cela en même temps que les attentats, la grande vague de migrations vers l’Europe, et l’élection de Trump 😉

Pourquoi ce silence ?

Après la publication du livre Comment tout peut s’effondrer en avril 2015, mon rythme de vie à changé lentement mais sûrement. Le nombre de courriel, de demandes d’interviews et d’invitations à des conférences a suivi une trajectoire exponentielle de type anthropocène. J’ai été progressivement submergé par la vie virtuelle alors même que ma vie familiale nécessitait une présence beaucoup plus soutenue. Depuis quelques moins, un seuil d’irréversibilité a été franchi. Je n’arrive plus à répondre au téléphone, ni aux SMS, et encore moins aux petits drapeaux rouges de Facebook. Quant aux courriels, je n’ai pas encore pu rattraper le retard des messages non-triés (2217 au 15 septembre 2017), ajoutés à ceux classés dans le dossier « Urgent, à répondre » (458). J’ai donc décidé, en cette rentrée de septembre 2017, de ne plus chercher à répondre à tous les messages, ni à toutes les demandes, invitations, sollicitations, questions. C’est une décision difficile pour moi, et je m’en excuse auprès de vous par avance ! Ce n’est pas le courage qui manque, et encore moins l’envie, mais simplement le temps et les priorités de la vie… Pour me contacter, voici donc la procédure.

Où en est la collapsologie ?

Raphaël et moi avons assisté avec curiosité, amusement et intérêt à l’émergence d’un véritable réseau de collapsologues francophones. De toutes parts, de tous milieux, ils sont sortis de l’ombre, décomplexés. Nous avons reçu un nombre incroyable de réactions, de sollicitations et de mots doux. Nous avons été invités dans des lieux aussi divers que des squats, des associations de quartier, des réunions de partis politiques, de syndicats, des think-tanks, des ministères (et même à l’Elysée), des universités, des fermes autogérées, des salons du livre, des réunions d’entrepreneurs, des groupes de transition, des foires bio, des réunions de chercheurs de l’armée, etc. Bien sûr, cette thématique existait déjà dans les milieux survivalistes, nous n’avons fait que l’étendre à d’autres milieux qui ne voulaient pas en entendre parler (académique, universitaire, étatique, écologique, etc.). Le mot « collapsologie » semble être passé dans le langage courant, surtout grâce à l’intérêt renouvelé et amusé des journalistes. La collapsologie vit désormais dans tous ces milieux, de manières rhizomatique et kaléïdoscopique. On lui souhaite longue vie ! (Enfin, jusqu’à l’effondrement 😉 Tout cela nous a dépassé dès les premiers mois. Nous nous contentons aujourd’hui de continuer nos projets d’écriture… de nous enraciner plus profondément au système-Terre (pour ne pas s’envoler pendant les tempêtes !), tout en essayant de répondre aux messages virtuels en attente !

Des nouveaux projets ?

Un tome 2 du Petit manuel de collapsologie à l’usage des générations présentes est en cours d’écriture (en collaboration avec Raphaël Stevens et Gauthier Chapelle), sortie prévue en 2018. Après cela, il restera encore bien assez de matière pour nourrir d’autres manières de s’exprimer… La suite ne sera toutefois pas consacrée uniquement à la collapsologie. J’aimerai nourrir d’autres aspects de la vie, aussi bien pratiques que théoriques, dont l’agriculture post-pétrole, la masculinité, la spiritualité, et même la fiction. Affaire à suivre !